Intuition, Sensibilité et Entrepreneuriat : le parcours de Nathalie Antonio Giraud

Depuis quelques années, de nouveaux acteurs de l’entrepreneuriat prennent place dans un monde à réinventer. Ils sont idéalistes, créatifs et sensibles. Ils ont de grands objectifs comme celui de co-créer un monde meilleur.

Nathalie Antonio Giraud fait partie de cette génération visionnaire en quête de transformation.

J’ai rencontré Nathalie en 2015. À cette époque, je suis totalement paumée. J’ai besoin d’être accompagnée pour identifier la prochaine étape. Accompagnant les femmes entrepreneures, je fais appel à ses services à deux reprises pour me guider dans mon projet. Je la retrouve aujourd’hui avec l’envie de te partager son parcours et son rapport à sa haute sensibilité et à son intuition.

Nathalie Antonio Giraud, Fondatrice Rev’elle Coaching

Bonjour Nathalie, tu oeuvres pour un entrepreneuriat féminin authentique et sans prise de tête. Veux-tu bien te présenter, nous expliquer comment tu as créé ta façon de travailler et à quoi ça ressemble ?

Bonjour Amélie, je suis Nathalie Antonio Giraud, j’ai créé ma société Rêv’elle Coaching en 2012, et j’accompagne les femmes entrepreneures. Je les aide à trouver leur message, à aligner leur posture et leurs offres pour regagner confiance en elles et trouver des clients, notamment sur le web.

La mission de Rêv’elle Coaching est d’aider les femmes à trouver leur voiX, à l’assumer pleinement, à élever leur posture, et les guider pour transmettre ce message au plus grand nombre.

J’accompagne mes clientes à distance, essentiellement à travers Zoom. Le cadre d’accompagnement est multiple. Nous avons des sessions individuelles, des sessions de mastermind et de formation. Nous travaillons suivant 2 axes : la posture et la stratégie.

Lors de notre dernier échange, tu me confiais être à l’écoute de ton intuition. Comment as-tu découvert cette aptitude et pourquoi as-tu décidé de t’appuyer dessus ?

En fait, c’est quelque chose que j’avais beaucoup étant enfant, et je pense l’avoir perdue quand j’ai commencé à travailler. Dans ma précédente carrière, je travaillais pour des multinationales dans le Marketing et la vente, à l’étranger notamment.

Pendant cette période-là, je faisais davantage confiance à ma tête qu’à mon intuition, ou à mon corps. Puis, quand je me suis rendue compte que je n’étais pas épanouie dans ce que je faisais, j’ai été obligée d’aller questionner tout ça. Et c’est lors de ce travail de questionnement, (qui a pris plus de sept ans), que j’ai vraiment (re)découvert cette aptitude, et j’ai créé Rêv’elle Coaching suite à une intuition. L’idée s’est vraiment posée sur moi comme un papillon.

A partir de là, la conviction était tellement forte que ça m’a poussée à continuer de m’appuyer dessus. Quand j’ai des doutes par rapport à mon intuition – parce que j’ai toujours un très fort mental -, je m’oriente vers le plaisir, vers ce qui me fait vibrer, ce qui m’apporte du plaisir. Et ça, ça me permet de rester en lien avec mon intuition.

Tu te reconnais dans le fait d’avoir un fonctionnement hypersensible / ultraperceptif. Tu le vis comme une vraie force. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Tu veux bien nous partager ton parcours avec ta singularité ?

Effectivement, quand j’étais enfant je ne voyais pas du tout cela comme une force. J’en ai beaucoup souffert, j’étais très timide et très introvertie. Ça s’est amélioré à l’adolescence parce qu’ en grandissant, j’ai mis en place des mécanismes de survie. J’ai appris à « faire avec ». Mais je ne le vivais pas du tout comme une force. C’est aussi à cette période-là que j’ai commencé à « porter des masques », à essayer d’être celle que l’on attendait de moi , surtout dans le cadre professionnel.

Et puis, j’ai connu un épisode de harcèlement moral qui m’a permis de tout remettre en question. J’ai fait le constat que tout ça ne marchait pas pour moi, que ça ne me menait nulle part. J’ai vraiment pris un tournant en créant Rêv’elle Coaching. Je me suis dit : « à partir de maintenant, tu vas assumer qui tu es exactement. » Et j’ai fait un genre de « coming out » où j’ai dit les choses telles qu’elles étaient. Oui, j’avais cette timidité, cette hypersensibilité..… et alors ?

J’ai décidé de le « revendiquer » en quelque sorte et de m’accepter. Je me suis rendue compte que ce que je pensais être un défaut est devenu, en l’assumant, une pépite.

C’était une vraie part de moi qui m’apportait aussi tout autre chose : un monde intérieur très riche, comme tous les hypersensibles, avec beaucoup d’imagination, d’empathie, de capacité d’écoute et d’observation. J’adore les contes, ils me nourrissent énormément et à cette période-là, j’ai aussi recommencé à écrire.

Petit à petit, en acceptant qui j’étais, j’ai pu ouvrir de nouvelles portes. Je me suis rendue compte que cette sensibilité me permettait d’être à l’écoute de mes clientes de manière très intense, très pointue, de vraiment aller comprendre les mécanismes qui les freinent. C’est la même chose avec ma communauté : dans ma communication, je vais aller chercher dans mes tripes ce que je ressens le besoin de leur dire. Donc, ma communication est devenue plus authentique, intuitive, plus naturelle, presque viscérale, et pour moi c’est une vraie force car cela permet de créer des liens d’une grande intensité.

Egalement, je pense que l’hypersensibilité me permet d’aller plonger plus facilement dans ma créativité, dans mes ressources intérieures. Je propose d’ailleurs des exercices et rituels à mes clientes, pour aller recontacter leurs ressources créatives, imaginatives, intuitives et cela permet d’avancer d’une autre façon.

Il y a un an, j’ai lu un article qui parlait d’hypersensibilité en l’intitulant “La Force Vulnérable”. Se montrer dans sa vulnérabilité, c’est challengeant et très puissant pour faire bouger les choses. Quel rapport entretiens-tu avec ta propre vulnérabilité et comment tu es allée vers elle ?

On est tous vulnérables, on a tous des moments où on se sent plus fragiles. Et, on a le choix, soit de les voir comme quelque chose à changer, à cacher, ou alors de les voir comme des messagers. C’est la relation que j’entretiens avec ma vulnérabilité.

Pour moi, c’est vraiment un message. Il y a quelques années en arrière, je vivais mes doutes, mes peurs, mes fragilités comme quelque chose de négatif, à transformer, à « travailler » et j’étais dans un mode très cérébral du «Go go go, il faut y aller, passer par-dessus ». Maintenant, je suis plus à l’écoute. Je ne dis pas que j’y arrive dans 100% des cas, mais c’est mon intention et j’aime être à l’écoute de ces messages.

« À partir de maintenant, tu vas assumer qui tu es exactement. »

Quand on est visionnaire et ultraperceptif, il y a le visage de la Sorcière qui pointe le bout de nez crochu. Dans notre société, il y a peu de place pour exprimer cette singularité. La peur d’être brûlée sur le bûcher des réseaux sociaux et de perdre sa crédibilité est vive. Tu l’as traversée… et transcendée. Pourquoi et comment ?

Je pense qu’effectivement, on est nombreuses à se reconnaître dans ce concept de la sorcière qui a peur d’être brûlée sur le bûcher des réseaux sociaux. C’est humain. La peur d’être jugée, d’être rejetée, fait partie de la vie. Là encore, on a le choix, soit de se laisser dominer par ces peurs, soit de les accepter. Et finalement, les accepter, c’est se montrer telle que l’on est, et reconnaître que oui, il y en a à qui ça ne va pas plaire, et, oui des fois ça fait mal, mais au final on n’en meurt pas, loin de là. Le plus important pour moi est de rester alignée sur ma vision, mon message. C’est notre message qui nous porte et nous donne le courage de traverser nos peurs.

Cette notion de message est le premier travail que je fais faire à mes clientes car une fois clairement identifié, c’est une source d’inspiration et de motivation énorme. On n’a plus besoin de « forcer les choses ». Tout devient plus fluide. Une fois la flamme avivée, rien ne peut nous arrêter ! Reprenons possession des flammes de notre bûchers 😉

Il y a un point commun entre les différentes personnes que je rencontre et qui ont ce potentiel visionnaire : le besoin de transmettre. Que t’évoque la transmission ? Quel sens y mets-tu ? Qu’as-tu viscéralement envie de transmettre et pourquoi ?

Transmettre est très important mais pour moi, ça va dans les deux sens. C’est transmettre et recevoir. Dans ma vie, j’ai aussi eu des difficultés à recevoir. Je n’ai pas été élevée dans cette optique-là et j’ai dû apprendre. Mais pour moi, c’est un besoin essentiel et ça revient à ce besoin d’échange en profondeur. J’ai un obstacle, je tombe, je m’égratigne le genou, je me relève, j’apprends quelque chose et je transmets. Et en même temps, j’écoute l’écho que ça a chez autres, ce qu’ils ont à partager.

Quand je travaille avec mes clientes, j’apprends également énormément d’elles. C’est une source d’inspiration et d’enrichissement dingue. Pour moi, la transmission marche dans les deux sens. Tout le temps.

« Je ressens toujours dans ma vie cette notion de mystère. »

Entre 2015 et aujourd’hui, ton entreprise a évolué. Comment ton potentiel visionnaire t’a aidée dans ce processus ? Et à quoi tu t’ouvres aujourd’hui grâce à ça ?

Oui, on s’était rencontrées en 2015, et c’est vrai que mon entreprise a énormément évolué. Je ne travaille plus du tout de la même façon.
Les bases sont les mêmes, mais je me suis beaucoup concentrée sur ma posture parce que je suis convaincue qu’on ne peut réussir qu’en grandissant soi-même. Quand je parle de réussir, je ne parle pas que de chiffres d’affaires même si j’ai constaté que mes résultats étaient directement liés à mon évolution. Je parle aussi de réussir à être épanouie, à avoir la vie et la contribution qu’on veut.

Je dirais que mes accompagnement sont maintenant beaucoup plus basés sur cet aspect-là : je transmets à mes clientes des stratégies, suffisamment pour calmer le mental et structurer leur activité efficacement. Mais le gros du travail se fait sur leur posture : comment s’élever soi-même, s’affirmer, assumer ses talents et ses « bizarreries », oser porter son message. Grandir, s’aligner, s’élever … pour créer la liberté et la contribution qu’elles recherchent

Mais, tout n’a pas été toujours rose. Je suis aussi tombée dans les écueils de l’hypersensibilité. Il m’est arrivé dans mon entreprise de me laisser absorber et de partir dans des directions qui n’étaient pas complètement les miennes parce que j’avais trop « fait l’éponge ». Je pense que c’est inévitable et c’est ce qui nous permet de comprendre comment l’équilibre fonctionne.

Quand on est ultrasensible, il faut apprendre à trouver son équilibre, à savoir ce qui est bon, juste pour nous. C’est aussi une grande part du travail que je fais avec mes clientes pour leur permettre de recontacter cette notion de responsabilité, de justesse par rapport à ce qu’elles font.

A quoi je m’ouvre aujourd’hui grâce à ça ? Aujourd’hui, comme toujours je te dirais, je ne sais pas. Je ressens toujours dans ma vie cette notion de mystère, ce côté « je ne sais pas encore de quoi la prochaine étape sera faite, mais je peux déjà voir qu’elle arrive, qu’elle se dessine. Donc j’en suis là, comme toujours. 🙂

Pour finir, dis-moi en un mot ce que t’évoque le mot “potentiel” ?

Le premier mot qui me vient, c’est richesse infinie. Deux mots en fait ! Richesse infinie à tous les niveaux, c’est ça pour moi le potentiel.

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